Du 17 au 24 novembre 2025, le CIFOEB fidèle à son engagement en faveur de la paix a organisé des causeries locales pour la paix et la cohésion sociale dénommées « CAUSES LOCALES ». Ces causeries se sont tenues dans les villes de Dédougou, Koudougou, Fada N’Gourma, Koupéla, Kaya et Ouahigouya. Elles ont réuni les membres de l’initiative citoyenne du CIFOEB appelée ‘’MESSIS’’, les représentants des services techniques déconcentrés (STD), les FDS, les médias locaux, les OSC et les autorités coutumières et religieuses.

Photo de famille des participants aux causeries locales à Koupéla.
Le CIFOEB mène des actions de suivi et de renforcement de la participation citoyenne à la gouvernance sécuritaire en guise de contribution pour le retour de la paix au Burkina Faso. Dans ce cas précis, conformément à sa volonté de raffermir les relations civilo-militaires et de favoriser le dialogue multi-acteurs, le CIFOEB a réuni plusieurs acteurs que sont les membres des MESSIS (mécanisme de suivi stratégique de l’information sécuritaire et des services publics), les représentants des médias locaux, des STD, la société civile et les autorité coutumières et religieuses pour parler des effets de la crise sécuritaire sur la délivrance des services publics locaux. Ces causeries se sont tenues le 17 novembre à Fada N’Gourma et Dédougou, le 18 novembre à Koupéla et Koudougou et le 24 novembre à Kaya et Ouahigouya.

Les participants suivent attentivement les communications


Le Directeur exécutif du CIFOEB au milieu modérant les échanges à Kaya
L’objectif de ces causeries est de créer et de maintenir un dialogue social sur les enjeux locaux afin de consolider les acquis et renforcer la cohésion sociale pour arriver à une paix durable. A cet effet, le Directeur exécutif du CIFOEB a expliqué que l’atelier vise à « renforcer le dialogue au niveau local entre les différents acteurs mais aussi voir comment nous pouvons envisager des perspectives de manière collective et de nature à booster la performance de chaque acteur (…).
L’atelier a consisté pour les représentants des services techniques déconcentrés, les FDS et les mairies à faire communications suivies d’échanges. Les services techniques concernés sont entre-autres : les directions régionales de la santé, l’eau et l’assainissement, l’action humanitaire, l’éducation de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Les communications, elles ont porté sur les défis, contraintes et difficultés imposées par l’insécurité sur l’offre de services, les mesures de mitigation entreprises ; et les recommandations. Les Directions régionales de la police nationale quant à elles ont communiqué en faveur de la participation citoyenne à lutte contre le terrorisme.

Une vue des échanges à Dédougou
A l’issue de ces causeries locales, le CIFOEB à travers son Directeur exécutif est très satisfait de la qualité des échanges et également de la dynamique créée à partir de cette initiative. Il témoigne en ces termes : « Et vous l’avez constaté à travers les différentes questions qui ont été posées aux différents communicateurs que ce n’était pas simplement les OSC qui posaient des questions pour comprendre comment les autres travaillent. Vous verrez que même les services techniques déconcentrés posent des questions à d’autres services techniques déconcentrés pour comprendre comment ils travaillent et voir comment ils peuvent optimiser, et pour nous c’était là un très grand résultat et c’est une note de satisfaction. ».
Au-delà du CIFOEB, ces causeries locales sont bien accueillies et considérées comme impactantes. Un membre des forces de défense et de sécurité, sous anonymat estime que « ces causeries locales sont la bienvenue parce qu’elles permettent de renforcer la cohésion entre les populations et les FDS, nécessaire pour vaincre l’hydre terroriste ».
De son coté, OUEDRAOGO Yaouba de la Direction régionale de l’action humanitaire et de la solidarité nationale de la région de Yaadga a salué l’initiative et appelle à sa pérennisation : « Nous sommes honorés et satisfaits de faire partie de cette instance organisée par le CIFOEB du moment où nous sommes dans une dynamique de coordination de nos interventions. Il faut dire que notre région est une région à fort défis sécuritaire ou les défis côtoient toutes les réalités. Et aujourd’hui nous avons eu cette opportunité de pouvoir décliner un certain nombre d’informations relatives à la région, aux différentes missions de la coordination humanitaire et encore plus côtoyer d’autres acteurs qui aussi donné des informations assez pertinentes. (…). Nous avions des besoins de communication, d’informations entre nous acteurs. Vous avez vu que à travers cet exercice, nous avons fait un tour d’horizon de certaines préoccupations assorti de recommandations qui pourront nous permettre de pouvoir réussir nos interventions futures. Merci pour cette initiative, nous pensons et nous souhaitons qu’elle ne soit pas la dernière ».
Pour Ouédraogo Maïmouna, responsable du MESSIS Kaya, ces causeries locales viennent booster la synergie et la collaboration entre acteurs à ce sens qu’ « au cours de cet atelier nous (participants) avons eu des clarifications (…) et nous avons pu comprendre comment la collaboration se fait entre les FDS, les communautés et les acteurs étatiques ».
Il faut noter que ces causeries locales sont à la toute première édition et elles s’inscrivent dans le cadre du projet « Mobilisation sociale pour une gouvernance sécuritaire participative et inclusive au Burkina Faso » mis œuvre par CIFOEB dans le cadre du projet « Faciliter et la veille citoyenne et la redevabilité avec la société civile (FASOVEIL) ».







